• Les difficultés du candidat burnies

    J'ai déjà eu l'occasion maintes fois de m'exprimer sur le Burn Out et sur les nombreuses difficultés rencontrées par le malade. Sous un titre un peu "léger", j'avais envie d'évoquer la problématique de la prise en charge (Comment ça encore ?!?!). Un des principaux souci du Burn Out, c'est celui du diagnostic. "Tout le monde" en parle et mélange les concepts : Burn Out, Burn Out mixte, dépression, Bore Out... Ce n'est pas toujours simple de savoir exactement de quoi il s'agit. Par exemple, le malade peut souffrir d'un Burn Out ET d'une dépression plus ou moins sévère. Le tout nécessitant, idéalement, des soins adaptés. Par soins, j'entends une médication, une ou des thérapies, etc. Ces confusions ne sont pas l'apanage du "tout public" ou des médias. Il faut savoir que, même les professionnels de la santé, peuvent ne pas "croire" au Burn Out. Le Burn Out serait un peu comme le père Noël, Saint Nicolas et le grand méchant Grinch. 

    [Je fais ici un aparté : mes propos sont volontairement exagérés. Il m'arrive de noircir le trait. Je ne suis pas une pro de la santé, juste une humble future ex-burnies... Quoi que, je me demande si on ne reste pas burnies toute sa vie, un peu comme pour l'alcoolisme. Le Burn Out ne serait-il pas une sorte d'addiction au travail, au perfectionnisme, au contrôle... Bref, je ne suis pas en train de dire que les pros de la santé ne sont pas pros. Loin de là. Mais comme dans tous les domaines, il existe des spécialités. Le Burn Out n'est tout simplement pas la spécialité de chacun. Quant à l'anecdote sur le fait de croire ou pas, elle est véridique ! Alors que des tests existent pour déterminer si une personne souffre effectivement d'un syndrome d'épuisement professionnel.  Moi-même, je m'intéressais très peu au sujet avant d'y être confrontée. Je ferme la parenthèse, revenons à nos moutons. ]

    En outre, il y a une méconnaissance des structures d'aide et ça, y compris par les professionnels de la santé. Je ne nie en rien le fantastique travail des médecins généralistes et des psychologues/chiatres. Mais je ne peux que constater l'ignorance de certains d'entre eux qui, du coup, n'aiguillent pas directement la personne malade vers un traitement adapté. Dans mon cas, c'est l'amie d'une amie qui m'a permis d'entrer dans la thérapie qui m'a sauvée. Vous allez me dire que j'aurais pu me renseigner par moi-même. Oui, petit Padawan, j'aurais pu... Si je n'avais pas été une véritable loque, accrochée désespérément à un plaid et incapable d'action. Glamour, un jour... 

    Le monde du travail est lui-même démuni face à la problématique. A la fois juge et partie dans un processus qui, je veux bien le croire, le dépasse. [J'ouvre ici une deuxième parenthèse pour mettre les choses au point sur la responsabilité de l'employeur dans les cas de Burn Out. Mon avis est que ce dernier peut être responsable de la souffrance du travailleur mais l'accuser, lui seul, dans tous les cas me semble être un leurre. Parler de "l'employeur", c'est rester dans l'abstrait. Ce qui est concret c'est la hiérarchie d'une part et, de l'autre, les collègues, le contexte de travail. A force de multiplier les responsabilités, on les diluent et on peut en arriver à ce que personne ne se sente réellement concerné. Fin de la parenthèse] L'employeur, le service, les collègues, la médecine du travail... peuvent avoir des difficultés à se remettre en question. Comment accepter sa part de responsabilité là-dedans ? N'est-ce pas plus simple d'accuser le malade si pas de tous les maux (la guerre en Syrie, la famine au Yémen, l'absence de Twix au rayon biscuits du Carrefour...) au moins d'en "profiter".  Je l'ai déjà dit dans un autre billet mais une jambe cassée cela se voit, une maladie mentale beaucoup moins. 

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    Conséquence de tout cela ? Bien souvent le burnies se retrouve seul et démuni (Un peu comme la cigale...). Que faire ? Ne pas hésiter à aborder directement la question avec son médecin généraliste ou son psychothérapeute. Prendre contact avec le service psychiatrique d'un hôpital pour avoir de plus amples renseignements sur un médecin spécialiste de l'épuisement professionnel. N'ayez ni peur, ni honte. Le Burn Out est une maladie et nécessite un traitement adéquat. En en parlant sans tabou, peut-être qu'elle sera unanimement reconnue comme telle. 

  • Bye bye novembre !

    A force de ne plus être régulière dans mes publications du dimanche, j'ai fini par choisir un nouveau format d'article. Je ne me tiens décidément pas aux billets hebdomadaires et, peut-être, qu'un récapitulatif mensuel sera plus approprié, pour l'instant du moins. Je reviens donc avec vous sur ce mois de novembre 2018. 

    • J'ai eu le plaisir de pas mal profiter de mes amis. Souvent présents virtuellement, novembre a permis de beaux moments de partages, de rires, de confidences, de débats (si, si, je parle aussi de l'actualité avec mes potes ^^)... A la maison, autour d'un sandwich ou d'une pizza, avec un bon café. J'ai aussi osé parfois dire que j'étais vraiment crevée et qu'il était temps pour moi de lever le camps. Parce que oui, après plus de 2 ans de diagnostic Burn Out, j'ai toujours de gros coups de fatigue. 
    • J'ai reçu de jolies choses dans ma boîte aux lettres. Offertes ou achetées : une adorable robe de Noël (Merci !!!!), une box de jardinage, une théière nomade, un maxi pull, des tisanes...

    • J'ai pris soin de moi. Mon coiffeur ne m'avais plus vue depuis des mois ! Je lui ai juré que je ne lui avais pas fait d'infidélité puisque je me coupais les cheveux moi-même. Du coup, me voilà avec une coupe extra courte. J'avais également pris rendez-vous chez mon amie esthéticienne. Elle a des doigts en or et ses massages sont exceptionnels ! 
    • J'ai vu la poulette de plus en plus passionnée par Harry Potter. Au point de se mettre à la lecture, elle qui déteste ça ! Je me réjouis pour elle quand je pense aux merveilleuses aventures que j'ai vécues, enfant, à travers les livres !
    • Vu le temps gris et frisquet, je me suis lancée dans le binge watching : je ne lâche plus The Good Wife, ma série chouchou du moment. Et puis, je lis ! J'avance dans Libérez votre cerveau ! d'Idriss Aberkane et j'ai commencé Où tu vas, tu es de Jon Kabat-Zinn sur la pleine conscience. Je suis de plus en plus persuadée des bienfaits de la méditation et de la conscience du moment présent. Je suis loin d'être un maître zen mais quelle victoire de moins m'énerver en voiture. Cela n'a l'air de rien mais la conduite a longtemps été une source de bien des coups de sang chez moi... 

    J'en profite pour participer au projet 52 de Ma', semaine 48 - 2018, sur le thème Froid. Voyage à Etretat en 1980 où, visiblement, on se gèle même s'il y a du soleil !!! 

    Un mot pour le mois : 

    Respiration. J'ai l'impression de me focaliser de plus en plus sur ma manière de respirer avec les exercices de pleine conscience et cela me fait le plus grand bien. L'expiration profonde me donne l'impression de me décharger dans poids que cela soit au bureau, à la maison ou dans la voiture. 

    Mes envies du moment :

    • Commencer une cure détox de thé... Je sens que c'est le bon moment de lever un peu le pied sur le café et de mettre mon estomac au repos en prévision des excès du mois de décembre ! Entre les fêtes patronales, la Saint Nicolas et les fêtes de fin d'année, je crois que ça va être difficile.
    • Continuer à m'éloigner du net. Je n'ai plus mis les pieds sur Hellocoton depuis environ un mois et je me porte très bien. J'ai poussé le lâcher-prise jusqu'à louper 2 états d'esprit du vendredi de suite. Il me reste à trouver une vitesse de croisière pour mes publications sur le blog et sur ma page Facebook.  
    • Bien mettre au clair mes besoins et me montrer bienveillante avec moi-même. Il est temps d'enfoncer le clou et de ne pas m'enliser dans des situations ou des débats sur lesquels je n'ai aucun pouvoir ni aucune prise. 
    • Terminer mes achats de Noël. J'ai une furieuse envie de faire plaisir aux miens ! 

    N'oubliez pas que vous pouvez trouver mes exercices et réflexions anti stress sur la page Facebook du blog. Et n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot si vous souhaitez participer à ma grande collecte de vos propres astuces ! Je les partagerai en rendant à César ce qui appartient à César ! 

    Bon week-end !