• Les grandes écoles du Feng Shui

    La plupart des gens ont déjà entendu parler du Feng Shui ou de ses grands principes. Par contre, plus rares sont ceux qui s'intéressent à son histoire. Le Feng Shui s'est développé durant plusieurs millénaires, à des endroits divers, en suivant d'abord un enseignement oral transmis par "un maître". Cela a donné lieu à l'apparition de plusieurs écoles de Feng Shui. Chacune se base sur des concepts clés identiques (Chi, Yin et Yang, 5 éléments...). Ce sont les techniques d'analyse et la conception de solutions qui varient.

    Voici quelques-unes de ces écoles : 

    • L'école de la boussole qui utilise la boussole pour positionner le Ba Gua. Cette école est très attachée à des formules précises et immuables ainsi qu'aux concepts de divination.
    • L'école de la forme qui s'attache particulièrement à la topographie de l'habitat et de ses alentours.
    • L'école des étoiles volantes qui utilise le luopan (une boussole qui comprend plusieurs anneaux). Ce Feng Shui est relativement compliqué à mettre en oeuvre, il est lié à la temporalité et il faut revoir le positionnement des zones du Ba Gua chaque année.
    • L'école des huit palais basée sur la lecture de la boussole et sur la date de naissance des occupants d'une habitation.
    • L'école des trois portes qui est une variante plus récente et "occidentalisée" du Feng Shui. C'est la position de la porte d'entrée de l'habitation qui détermine le positionnement du Ba Gua. 

    Ces différentes écoles se déclinent en plusieurs variantes et peuvent se mélanger. Cette variété est à l'origine d'une double problématique. En tant que néophyte, il est difficile de savoir vers quelle école se tourner. En outre, les ouvrages que l'on trouve sur le marché ne spécifient pas toujours à quelle école ils font référence. Et, il faut bien l'avouer, ils sont parfois très compliqués à comprendre si vous n'avez pas une vision globale du Feng Shui. Même le Feng Shui "occidentalisé", plus simple à comprendre et à appliquer, nécessite cette vision globale. Quelle que soit la méthode que vous choisissez, il est recommandé de ne pas mélanger les écoles.  

    Source Pixabay

    Personnellement, le Feng Shui que je pratique, et pour lequel j'ai été formée, prend en compte le paysage, le lieu de vie mais aussi l'influence du temps. 

    En conclusion, je pense qu'il faut utiliser un style qui vous convient, avec lequel vous êtes à l'aise et grâce auquel vous vous sentirez en harmonie chez vous. 

  • Trier son dressing : les capsules

    Cela fait environ deux ans que j'ai commencé à trier mon dressing. Cette démarche, qui pourra paraître futile à certains, m'a donné l'occasion d'évaluer différentes méthodes de tri en fonction de mes attentes et de ma personnalité. Elle m'en a également beaucoup appris sur moi-même. Trier m'a permis une remise en question personnelle. Je me ne considère pas comme minimaliste mais j'ai pu mener une réflexion sur mes habitudes de consommation. Cette réflexion a été enrichie par de nombreuses lectures en lien avec l'organisation et le Feng Shui. C'est grâce à ces lectures que j'ai découvert la notion de "capsule".

    Une capsule, c'est un nombre limité de vêtements qui, idéalement, s'harmonisent pour constituer un "vivier" de looks interchangeables. La garde robe est pensée dans son ensemble et non pièce par pièce. Vous pouvez constituer une capsule par saison ou pour certaines occasions, en fonction de vos besoins : capsules printemps/été, automne/hiver, sport d'hiver, city trip au soleil, grandes occasions, concerts, etc. Le plus célèbre des projets capsule est sans doute le fameux Project 333, créé en 2010.

    Source Pixabay

    Cette technique a de nombreux avantages. Elle induit moins de possessions avec la possibilité d'investir dans moins de pièces de meilleure qualité qui se combinent l'une l'autre avec, à la clé, une diminution du stress lié au sempiternel "je n'ai rien à me mettre" du matin. Gain de temps, d'espace et d'argent, la capsule repose sur un tri minutieux de son dressing et une réflexion sur son style. Il s'agit plus d'un réel processus de remise en cause que d'un simple phénomène de mode. Néanmoins, je n'ai pas succombé au principe de la capsule. 

    • Le risque de la multiplication des capsules me semble un peu antinomique avec l'idée même de posséder moins qui reste, à terme, un de mes buts. 
    • Le fait de posséder une garde robe composée en grande partie de noir facilite naturellement la combinaison des pièces entre elles. 
    • Mon dressing possède très peu de pièces (vestes, écharpes et collants principalement) attachées à une saison particulière car je préfère superposer les couches de vêtements.   
    • J'ai un temps procédé par capsules saisonnières pour gérer les vêtements de ma fille. Résultat ? Régulièrement, j'oubliais le contenu de la capsule qui n'était pas en cours... Et j'achetais des doublons. 

    Et vous ? Vous utilisez les capsules ?  

    Ce billet participe au rendez-vous, Zenopia et Sysy font du tri, consacré au tri et au rangement. Si vous souhaitez lire un autre billet, rendez-vous sur le Blog de Sysy in the City